François-Éric Valentin
L’homme de la lumière
Valentin, le magicien électrique
Portrait d’un peintre dont le tableau s’efface au petit matin...
Après une maîtrise de Lettres et théâtre, il est professeur de français, puis électricien chez Pinder-Jean Richard. Mais lorsqu’en 1974, il crée son premier éclairage pour l’Amant militaire, de Goldoni, mis en scène par Etienne Catallan au festival de Valréas, François Éric Valentin comprend qu’il a trouvé là son vrai métier, sa vraie passion et, depuis cette date, il travaille avec :
- des metteurs en scène de théâtre : reconnus comme Nicolas Bataille, René Jauneau, Goulchan Kervella, Michel Boy, Jacques Legré, Muriel Mayette, Xavier Lemaire, Francis Perrin, Oscar Sisto, ou d’autres, moins connus ou plus jeunes, en qui il croit très fort comme Anne-Marie Giraud, Sébastien Bernard Jean Pierre Hane, Jean Paul Bazziconi, Lorenzo Jauneau ou Christophe Botti...
- des chorégraphes et des danseurs : Les Étoiles de l’Opéra de Paris, Wilfried Romoli, Cyril Attanassof, et Norbert Schmucki, Le ballet National de Marseille (Giselle à l’automne 2005), ou Le Grand Ballet de Bordeaux, en classique, les compagnies Michel Hallet (Lyon), ou Harris Mandafounis (Athènes), en moderne, Géraldine Armstrong et Serge Alzetta en jazz, Sadhana en danse indienne Rafael Aguilar et Maina Coronado en flamenco, la Compagnie Gilles Brinas en danse malambo...
- des marionnettistes : Christian Ribière et le Théâtre Burle en Lorraine, Pierre-Jean Lacroix et le théâtre des Zygomars à Namur...
- des chanteurs : Herbert Pagani, Colette Magny, Romain Didier, Christian Ferrari, Manon Landowski...
- des décorateurs : Jacques Noël, Josef Svoboda, Michel Fagon, Anne Marie Underdown, Roberto Rosello, Jean Michel Adam, Nils Zachariasen...
Mais il est intervenu aussi sur :
- des Sons et lumière, en Bretagne, (La Passion Celtique, Tristan et Yseult, Pécheurs de Goémon), Gilles de Rais dans son château de Machecoul, pour les représentations nocturnes du Carrousel militaire à Saumur avec le Cadre Noir, ou à Gap pour le centenaire de la cathédrale. Il est aussi le créateur du Son et Lumières permanent du Fort de Bertheaume qui domine la rade de Brest;
- des opéras, Cosi Fan Tutte (mise en scène Guy Coutance) ou La Flûte Enchantée (Opéra de Sofia), Anne de Bretagne, (opéra de Pierrick Houdy joué à Rennes)
- divers spectacles musicaux, Le voyage de Mozart à Prague, de Nicolas Bataille, les spectacles Schumann et Schubert de Mélanie Jackson, La Belle et la Bête, opéra-rock de Sylvain Meyniac (Bruxelles novembre 1999) ou depuis 1986 toutes les comédies musicales déjantées des Caramels Fous (les dernières étant Les Dindes galantes, et La Bête au Bois dormant).
Ses derniers spectacles, depuis Novembre 2007 :
- Doubles, de et avec Christophe et Stéphane Botti
- à l’Espace Comédia de Paris.
- Spectacle Musset, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
- mis en scène par Isabelle Andréani, à l’Aktéon, Paris
- L’Opération du Saint Esprit, de Michel Heim,
- compagnie des Emplumés, au Point Virgule
- Henri VIII, de Shakespeare,
- mis en scène par Nathalie Hamel, au Théâtre du Nord-Ouest de Paris.
- Blaise, de Caroline Darnay
- mis en scène par Rémi Préchac au théâtre du Gymnase à Paris.
- L’Ogrelet, de Suzanne Lebeau,
- mise en scène de Fabienne Margarita au Théâtre du Préau, à Vire
- UBU Roi, adaptation bretonne et mise en scène Goulc’han Kervella,
- Compagnie Ar Vro Bagan, Saint Pol de Léon
- La mise au pas, d’Alexandre Duclos
- mise en scène de Leila Mogues, à la Manufacture des Abbesses
- Le chemin des Passes-dangereuses, de Marc Michel Bouchard
- mis en scène par Laurence Despezelle-Pérardel, manufacture des Abbesses.
- La nuit des Reines, de Michel Heim
- mis en scène par Jean Pierre Rouvellat, Théâtre des Variétés.
- Le jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux
- mis en scène par Xavier Lemaire, Nouveau Théâtre Mouffetard.
- Le chemin des Passes-dangereuses, de Marc Michel Bouchard
- mis en scène par Laurence Despezelle-Pérardel, manufacture des Abbesses.
- Concert à la carte, de Franz Xaver Kroetz
- mis en scène par Jordan Betswick, manufacture des Abbesses.
EN MAI 2007 FEV crée le Collectif GIRES (Groupement indépendant de régisseurs et d’éclairagistes pour le spectacle) composé de Frédéric Poullain, Mikael Olliveiro et Pierre Daubigny, pour permettre un travail commun, une collaboration accrue et une réflexion approfondie au service de quatre carrières parallèles.
Janvier 2008 : Nouvelle première pour FEV. Il participe à la Performance du peintre contemporain Michèle Katz à la Maison des Métallos, pour créer une conduite de lumière qui jouera avec la toile « Personne ne témoigne pour le témoin », en même temps qu’elle inclut les spectateurs, par leurs ombres colorées sur la toile elle-même.
Persuadé que l’aventure de la lumière doit faire alterner réalisations avec réflexion, FEV anime de nombreux stages de formations sur la création-lumière, pour aider jeunes régisseurs ou metteurs en scène, à mieux comprendre ce métier mal connu qu’est l’éclairagiste de théâtre.
FEV a aussi dans ce but écrit deux livres reconnus par la profession :
- LUMIÈRE POUR LE SPECTACLE et
- L’ÉCLAIRAGISTE, UN ESPRIT D’ÉQUIPE,
respectivement parus à la Librairie théâtrale en 1994 et 1999.
Désireux d’aller plus loin, il vient de publier avec le collectif GIRES,
- 36 QUESTIONS SUR LA LUMIÈRE
paru en juillet 2007 aux Éditions de la Traverse à Nice, qui présente 36 questions fondamentales d’une manière polémique ou ironique, sur tous les sujets qui touchent à la lumière, mais toujours en prise directe sur la réalité d’une profession trop récente pour être bien connue.
Mais FEV a d’autres cordes à son arc :
- Comédien-conteur dans : 53 minutes pour Amnesty International récital poétique dont la recette intégrale est versée à un groupe d’Amnesty International. (Musset, Nerval, Vian, Hugo, Brel, Barbara et..... R. Lamoureux...) mis en scène par Jean Paul Bazziconi et donné 16 fois à Paris ou diverses régions de France : Bretagne, Champagne, Normandie, Mayenne…
- Autre facette de l’éclairagiste, il peut aussi, comme en s’amusant, devenir guide de musées parisiens pour vous y faire découvrir la lumière des peintres dans leurs tableaux, ce qu’il appelle son parcours de l’éclairagiste, éclairé ou éclairant : Louvre, Orsay, Carnavalet…
- Se souvenant aussi qu’il a une maîtrise de lettre et Théâtre
- il est dans divers domaines, auteur : d’un essai de présentation du BUNRAKU:
- l’art des marionnettes théâtrales japonaises, analyse présentant les chanteurs, les marionnettistes et leurs marionnettes, les musiciens, mais aussi le répertoire ou les conditions de la représentation.... (avec une préface de Nicolas Bataille)
- de deux romans : Le quatrième voyage de Jérôme dans les forêts :
- un garçon de onze ans remonte à l’origine du monde pour trouver le sens des couleurs qui guérira sa grand-mère devenue progressivement aveugle au rouge, au bleu, au vert.
- et Retrouver la lumière :
- comment deux garçons, par leur ouverture, leur inventivité et leur générosité, rendront leurs couleurs au royaume des Fées.
- d’un recueil de nouvelles : Orphée reviendra sourire à Yerres
- nouvelles dans lesquelles les personnages des tableaux du musée d’Orsay descendent la nuit de leurs tableaux et refusent au matin d’y remonter: ils se trouvent mêles aux visiteurs..... Recueil qui, à travers des récits drôles ou poétiques, est une approche différente d’une initiation à la peinture de l’époque impressionniste.
- de trois pièces originales :Et les roses deviendront noires (éditions la Traverse à Nice : Fréquence Théâtre numéro 36), Dans la ville, il y avait des violettes… et Rends-leur le dieu qu’ils ont perdu
- et de trois adaptations théâtrales; deux à partir de deux romans contemporains : Le passeur de lumière (de Bernard Tirtiaux) et L’absence des hommes (de Philippe Besson). La dernière à partir d’une pièce classique japonaise : Double suicide à Sonezaki (de Chikamatsu Monzaemon, auteur japonais du XVIII ème siècle)
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