[Eclairagiste de spectacle]

François-Eric Valentin - Lumière pour le spectacle: Créateur, Stages de Création et Auteur


Créateur (photos par Bruno Vallet)


Création site Internet pas cher Paris par Netalapage


[Eclairagiste et Lumière]












Professeur de français en lycée, puis électricien au cirque Jean Richard, FEV devient éclairagiste de théâtre en 1974 au festival de Valréas ; depuis plus de trente ans, il a travaillé avec :


des metteurs en scène de théâtre (cliquer pour photos) : reconnus comme Nicolas Bataille, René Jauneau, Goulchan Kervella, Jacques Legré, Muriel Mayette, Xavier Lemaire, Francis Perrin, Yves Pignot, Oscar Sisto, Armand Delcampe, ou d'autres, moins connus ou plus jeunes, en qui il croit très fort comme Jean Le Couedic, Anne-Marie Giraud, Jean-Paul Bazziconi, Jean-Pierre Hané, Sébastien Bernard…

des décorateurs : Jacques Noël, Josef Svoboda, Anne Marie Underdown, Roberto Rosello, Jean Michel Adam, Michel Fagon, Caroline Mexme…

pour des spectacles où jouent : Bernard Haller, Jean-Claude Brialy, Annie Girardot, Bernard Lavalette, Danielle Darrieux ou Maurice Barrier.

[Concepteur Lumière au Théâtre]

La lumière est liée à trois éléments qui découlent autant du texte de l'auteur que des partis-pris de la mise en scène : le lieu, le temps et le sens.

Que ce soit dans un jeu de rideaux noirs ou dans un décor figuratif et entièrement construit, la lumière dira intérieur, extérieur, présence du soleil par les fenêtres, feu dans la cheminée, réalité des lampes visibles en scène…

Elle dira matin ou soir, jour ou nuit, été ou hiver…

Mais le même décor d'appartement, à huit heures le matin en été, ne sera pas mis en lumière de la même manière suivant qu'il sera prévu pour un Feydeau ou un Tchekhov.

Le monde de l'auteur, la volonté du metteur en scène, montrent un monde heureux ou malheureux, optimiste ou pessimiste, et la lumière n'en sera pas la même.

La nuit où Roméo rencontre Juliette, n'est certainement pas la même que celle dans laquelle s'enfonce Richard III. La poésie des premiers ne correspond en rien à l'angoisse du monde de Richard, même si tous sont des personnages de Shakespeare.

A plus forte raison lorsqu'il s'agit d'auteurs différents : le soleil de la Grèce de Sophocle n'est certainement pas le même que celui de Racine, de Brecht, de Cocteau ou de Giraudoux…

Puisque les rapports au monde de ces différents auteurs sont complètement différents de l'un à l'autre. Il en serait de même pour Mozart face à Wagner, si tant est que l'opéra puisse avoir des rapports avec le théâtre. Si chercher à éclairer Mozart, Marivaux ou Goldoni en fonction des toiles de peintres de leur époque comme Watteau ou Guardi est tout à fait justifié, il n'en est plus de même si l'on cherche Mozart de Cosi fan Tutte du côté de l'Ile des Morts de Arnold Bocklin, encore que, en fonction des intentions du metteur en scène… ?

Pour traduire cette idée en matériel, la chaude lumière des PARs et des PC avec lampe halogène, ne rendra pas la même impression que la lumière froide d'un Fresnel HMI de 4 ou 6 kilowatts. L'angoisse créée par des forts contre-jours n'a rien à voir avec la douceur, ou la grisaille, d'une ambiance uniquement créée par des projecteurs de face. Et ces derniers pourront très bien rendre une ambiance de pluie, si par contraste, un soleil brillant de tous ses contre-jours, pas angoissants ceux-là, avait éclairé la scène précédente.

Le choix des appareils, leurs puissances, leurs emplacements, autant que le style des images, tout doit découler de la lecture du spectacle et des intentions avouées ou non du metteur en scène, et des images à créer pour renforcer le sens voulu par le responsable du spectacle.



Il a travaillé aussi dans le monde de la danse (cliquer pour photos). Avec des chorégraphes et des danseurs : Les Étoiles de l'Opéra de Paris, Wilfried Romoli, Cyril Attanassof, et Norbert Schmucki, ou Le Grand Ballet de Bordeaux, de Charles Jude, le Ballet National de Marseille en classique, la compagnie Catherine Fromentoux ou celle de Harris Mandafounis d'Athènes, en moderne, Géraldine Armstrong et Serge Alzetta en jazz, Rafael Aguilar et Maina Coronado en danse flamenco, Sadhana en danse indienne…

[Régisseur Lumière pour la Danse]

La danse peut être un jeu abstrait tout à fait pur de lignes ou de volumes dans l'espace, comme elle peut aussi raconter une histoire. Cela déterminera le travail du créateur lumière, qui en plus de faire de sa lumière d'abord une mise en valeur des danseurs et de leur espace, en jouera comme d'un élément abstrait supplémentaire et ludique, ou au contraire cherchera à créer des ambiances quasi-théâtrales sur Giselle ou la Sylphide, à l'opposé de la grâce fluide et aérienne d'Auréole de Paul Taylor ou de la Symphonie en Ut de George Balanchine.

Si dans le premier cas, on cherchera la subtilité d'ambiances heureuses pour le soleil du premier acte de Giselle ou du Corsaire dansant son amour sur la plage, ou mystérieuses pour l'acte blanc du Lac des Cygnes ou de la Belle au bois dormant, rejoignant par là, d'une certaine manière, le travail du théâtre, la lumière sera créations d'espaces, d'énergie qui jouera avec ou contre celle des danseurs dans le cas d'un ballet abstrait.

Ce qui, dans les deux cas oblige l'éclairagiste à bien connaître ( ou à avoir noté précisément) les déplacements des danseurs, et leurs exigences, diverses, tant au niveau de l'éblouissement à éviter que dans leurs demandes de couleurs et d'énergies parallèles à leur travail.



Il a travaillé dans le monde de la musique (cliquer pour photos). Avec des chanteurs : Herbert Pagani, Colette Magny, Romain Didier, Christian Ferrari, Manon Landowski… et Jacques Brel (cliquer pour lire le compte rendu de cette aventure)

Il a éclairé les «seul-en-scène» : Gauthier Fourcade ou Jean Pierre Hané…

[Créateur de Lumière Musique]

Comprendre ce que la lumière va apporter au spectacle sera une nouvelle fois, au centre des recherches initiales de l'éclairagiste. Comment est composé le spectacle ? Faut-il travailler sur des climats, c'est à dire sur les mots du chanteur ? Faut-il au contraire soutenir les rythmes, rock ou pop, des chansons, et faire flasher la lumière au rythme des guitares et des percussions ? Autre aspect du problème : le chanteur a-t-il lui-même besoin du travail de la lumière ?

Il est souvent dommage de constater qu'au point micro, le chanteur «fait son boulot» sans se sentir concerné par ce qui se passe derrière lui ; que l'éclairagiste envoie du bleu ou du rouge ne le préoccupe absolument pas et c'est dommage, comme si les gens de la lumière ne travaillaient que pour justifier leurs salaires face au producteur, ou pour faire rêver le public devant des images à couper le souffle, qui souvent seraient interchangeables d'une chanson à l'autre…

Je suis sûr que l'on n'éclaire pas Hugues Aufray comme Johnny Hallyday, le premier est un chanteur des grands espaces avec des ambiances de loft de Dylan, ou de feux de camps des pionniers. Le second est une bête de scène obsédé par le rythme et le mouvement de la musique, qui doit effectivement se retrouver dans les flash de la lumière. On n'éclaire pas Romain Didier ou Matthieu Rosaz comme Cali ou Frédéric Lerner, de même qu'on ne mettait pas en lumière Gilbert Bécaud comme Claude François.

Le premier rôle de la lumière est d'abord de créer de la magie sur le chanteur, en le liant à son environnement, en l'intégrant dans son décor ; mais celui-ci est-il réfléchi et conçu par quelqu'un dont c'est le rôle spécifique, ou l'espace n'est-il qu'encombré par les retours et les fils des instruments ? Je lierai le problème à celui des costumes des musiciens : costumes conçus spécialement pour le show, ou costumes de ville, différents tous les soirs, en fonction de celui que portait chaque musicien dans la journée… ?

Et chaque chanteur, chaque musicien, doit avoir autour de lui le monde dont il a besoin pour être au mieux de ses possibilités personnelles lors de chaque spectacle ; Colette Magny ne disait-elle pas : «Je ne suis pas une star de la chanson, je suis une femme qui chante dans sa cuisine.» et elle ne se sentait jamais aussi bien en scène que lorsqu'elle percevait sur elle une lumière comme les rayons du soleil pénétrant par la fenêtre dans sa cuisine.

Là est le vrai travail de l'éclairagiste…





Mais il est intervenu aussi sur :

[Sons et Lumière]

des Sons et lumière, en Bretagne, (La Passion Celtique, Tristan et Yseult), Gilles de Rais dans son château de Machecoul, pour les représentations nocturnes du Carrousel militaire à Saumur avec le Cadre Noir, ou à Gap pour le centenaire de la cathédrale. Il est aussi le créateur du Son et Lumières permanent du Fort de Bertheaume qui domine la rade de Brest;



[La Lumière dans l'Opera]

des opéras, Cosi Fan Tutte (mise en scène Guy Coutance) ou La Flûte Enchantée (Opéra de Sofia), Anne de Bretagne, (opéra de Pierrick Houdy joué à Rennes)


[Conception de Lumière pour Spectacles]

d'autres spectacles (cliquer pour photos) musicaux, parmi lesquels Le voyage de Mozart à Prague, de Nicolas Bataille, les spectacles Schumann et Schubert de Mélanie Jackson, La Belle et la Bête, opéra-rock de Sylvain Meyniac (Bruxelles novembre 1999), le grand spectacle breton Reuz and Roll du festival Kann ar Loar de Landerneau, ou depuis 1986, les comédies musicales détournées des Caramels Fous: Les Dindes galantes ou La Vie rêvée de Solange…

Aussi intéressé par la recherche et l'enseignement que par la création de lumière, animant aussi des stages sur la lumière pour le spectacle vivant, FEV a tiré de son expérience et de ses stages la matière de deux livres qui font références auprès de nombreux professionnels :

LUMIERE POUR LE SPECTACLE

et

L'ECLAIRAGISTE UN ESPRIT D'EQUIPE

tous deux parus à la Librairie Théâtrale.

Cliquer ICI pour lire quelques extraits de Lumière pour le spectacle.

La vraie responsabilité de l'éclairagiste est de créer une lumière aussi essentielle pour le comédien que le soleil l'est pour l'homme dans la vie de tous les jours.

QUELQUES CRITIQUES DEPUIS 30 ANS

La presse cite régulièrement le nom de François-Eric Valentin : créateur de lumières, animateur de stages, auteur de livres ou comédien…

A propos de ses créations lumière:

La culture esthétique de François-Éric Valentin est immense, ce qui lui donne le sens approfondi des couleurs et des intensités qu'ont les bons peintres. Et pour les Caprices de Marianne, cet éclairagiste qui ne se veut que le trait d‘union entre le décor du metteur en scène et les contingences du lieu, a brodé une atmosphère romantique qui prolonge par un secret éclat la poésie de Musset.

Les Caprices de Marianne, au Festival de Valréas Le Provençal, Juillet 86

Les travailleurs de l'ombre sont des artisans essentiels dans l'intérêt suscité par la dernière création de la troupe bretonne. Parler de travailleur de l'ombre lorsqu'on évoque le nom de François-Eric Valentin paraît bien inapproprié tant ce créateur des paysages de l'âme maîtrise avec doigté et délicatesse ses pinceaux de lumière.

TRISTAN ET YSEUT joué par Ar Vro Bagan, Ouest France 7 Juillet 2000

[Critiques de Sa Lumière]

Le travail sur la lumière de François-Eric Valentin, remarquable et très abouti dans la scène de la folie, a également concouru à traduire l'atmosphère si particulière de ce ballet mis en scène par Norbert Schmucki.

GISELLE, par le Ballet National de Marseille Danse Light octobre 2004


 

[Critiques Mussét]

Le jeu de lumière chaude suggère un toit cassé où filtreraient des rayons de soleil d’un après-midi d’été. Le décor très précis profite donc de cette atmosphère et se trouve plus saisissant.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée.
Texte Alfred De Mussét et Mise en scène Isabelle Andréani
Théâtre Essaion, Paris, Mai-Juillet 2008.
BETTY ROSE, Les Trois Coups, Mai 2008

A propos de son livre : LUMIERE POUR LE SPECTACLE

L'auteur de ce livre est un poète de la lumière, elle est essentiellement magie expressive qui doit soutenir, voire déclencher, des émotions, pour mettre un acteur et son texte dans l'atmosphère juste. Cela suppose une grande culture et François-Éric Valentin n'en manque pas.

Revue Sono, Mars 95

A propos de son spectacle : 53 Minutes pour Amnesty International

L'éclairagiste des spectacles d'Ar Vro Bagan avait souhaité, jeudi soir, aider le groupe Amnesty International des Abers, en proposant une soirée poétique (…). L'éclairagiste éclairé l'était réellement lors de sa prestation, et c'est sous un jour éclatant qu'il s'est montré sur la scène. Sobre, ardent, sincère, généreux, il a proposé une promenade agréable et nonchalante dans le grand jardin des poètes de la paix…

Le Télégramme de Brest 12 Août 2001


François-Eric Valentin


Lumière pour le spectacle



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photos:

© Bruno Vallet + DR

[Lumière pour le Spectacle]